Gladys Lutz

Gladys Lutz

Biographie

Gladys Lutz est chercheure en psychologie du travail et présidente de l’association Additra. Elle est l’auteure de plusieurs articles et ouvrages dont :

Les fonctions professionnelles des consommations de substances psychoactives. Dans Crespin R., Lhuilier D., Lutz G., dir. Se doper pour travailler. Ed. Erès. p205-220, 2017

Faire avec les drogues. Quelles interventions ? Avec Pierre Roche, dir. Nouvelle revue de psycho sociologie (NRP), N°21, Ed. Erès, 2016

Addiction/Usages de psychotropes. Ouvrage coll. Psychologie du travail et des organisations : 110 notions clés. Ed. Dunod, 2016

Comprendre les interrelations entre le travail, les usages de substances psychoactives et la prévention. Une perspective en approche clinique du travail. Les conduites addictives en entreprises. Collection du Centre de Droit Social. Presse Aix-Marseille Université. 2015

Les fonctions ambivalentes de l’alcool en milieu de travail : bon objet et mauvais objet. Avec Lhuilier D. et Crespin R., Numéro Alcool et société. Cahier international de psychologie sociale (CIPS). 2015

Pratiques addictives en milieu de travail : impasses du concept et nouvelles perspectives. dans Crespin R., Lutz G. et Hautefeuille M., Travail(s) et usages de substances psychoactives. Revue Psychotropes. N°21, 2015

 

Focus sur l’article « Les fonctions ambivalentes de l’alcool en milieu de travail : bon objet et mauvais objet », Cahier international de psychologie sociale (CIPS). 2015 https://www.cairn.info/revue-les-cahiers-internationaux-de-psychologie-sociale-2015-3-page-375.htm

La construction sociale de la problématique alcool et travail retient essentiellement la figure de l’alcoolique chronique ou les états d’ivresse, troubles à l’ordre productif. Afin d’élargir l’analyse, nous étudions ici les différents types d’usages de l’alcool et leurs principales fonctions. Méthode : Cette recherche-action s’appuie sur des entretiens dialogiques, individuels (25) et collectifs (6), visant l’exploration des trajectoires professionnelles et de consommation, articulées à l’analyse du travail. Résultats : La consommation d’alcool est une conduite paradoxale : elle vise la prévention des risques du travail et constitue une ressource face aux épreuves du travail. La typologie de ses fonctions professionnelles distingue l’anesthésie ; la stimulation ; la récupération ; l’entretien des liens professionnels. Conclusion : Les consommations d’alcool, adjuvant chimique de l’action, s’insèrent étroitement aux modalités d’organisation et de régulation du travail.

 

Focus sur l’ouvrage « Faire avec les drogues. Quelles interventions ?  », Nouvelle Revue de Psychosociologie, N°21, Erès, 2016 https://www.cairn.info/revue-nouvelle-revue-de-psychosociologie-2016-1-page-7.htm

L’usage de substances psychoactives se répand partout, de la rue au milieu festif, de l’usine au chantier, du stade à l’école… et fait l’actualité. Mais que savons-nous des hommes et des femmes qui s’inscrivent dans la prévention et la réduction des risques qui lui sont liés ou encore apportent des soins à ceux qui en souffrent ? Que savons-nous de leur travail, qu’il soit professionnel, bénévole, militant ? Que savons-nous des outils qu’ils mettent en œuvre et des nouveaux dispositifs qu’ils expérimentent ? Qu’advient-il des principes qui structurent leur pratique et des valeurs auxquelles ils se réfèrent à l’épreuve de la professionnalisation et de l’institutionnalisation ? Ce dossier de la Nouvelle Revue de Psychosociologie interroge les différents sens de l’usage moins pour eux-mêmes que pour répondre à ces questions.

 

Focus sur l’ouvrage « Travail(s), santé et usages de substances psychoactives », revue Psychotropes, De Boeck, 2015 https://www.cairn.info/revue-psychotropes-2015-1-page-5.htm

Pour la première fois dans les colonnes de la revue « Psychotropes » un dossier est consacré aux rapports entre l’activité humaine, les substances psychoactives et la santé. La spécificité de notre époque est double : elle associe une sorte de banalisation des substances psychoactives à une prise de conscience que les recours multiples à des « adjuvants chimiques de l’action » (Ehrenberg, 1995) pourraient devenir un enjeu majeur de santé publique. Mais, pour décrire ces problématiques, il est nécessaire de préciser les grilles de lecture et les paradigmes qui sont censés les définir. Ce déplacement du regard scientifique est déterminant puisqu’il permet de s’emparer pleinement de la question de la pluridisciplinarité en la situant, non pas au seul niveau des modalités d’intervention, mais également plus en amont, dès la définition des problématiques et cela sans abandonner la visée de l’action (Omnès, 2009)

Les cinq articles présentés ici proposent d’éclairer sous un nouveau jour les liens multiples entre travail, usage de substances psychoactives, addiction, prévention et action publique. Historiquement, la problématique des pratiques addictives (ou des addictions) avec le milieu de travail a été construite autour du paradigme addictologique, lui-même issu de la trame toxicologique et neurobiologique des sciences médicales (Fortané, 2010, 2014). En présentant les résultats de nouvelles études en sociologie, en psychologie du travail, en ethnologie et en science politique, ce dossier s’inscrit dans une approche théorique plus compréhensive (sur le sens des usages de produits psychoactifs au travail et sur la façon dont les actions de prévention s’en saisissent.)

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