Véronique Nahoum-Grappe

Véronique Nahoum-Grappe

v.nahgrap@wanadoo.fr

Biographie

Véronique Nahoum-Grappe est anthropologue, Chercheure de l’EHESS à la retraite et membre de l’iiac (institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain, CNRS, EHESS).

 Ses activités et ses recherches portent principalement sur :

  • L’esthétique du corps et la différence de sexe. Dans une approche ethnographique et anthropologique, la beauté physique et la laideur, étudiées dans les pratiques quotidiennes.
  • Les conduites d’excès et de dépendance. La dimension anthropologique plus que psychologique est retenue : normativité sociale, seuils, tolérances et interdits implicites ou explicites.
  • La culture de la violence et la différence de sexes. Enquêtes sur les crimes commis à l’encontre des civils lors de la guerre en ex-Yougoslavie (1990-1999).

Elle a rédigé plusieurs ouvrages et articles sur ces questions dont notamment : Vertige de l’ivresse. Alcool et lien social, Paris, Descartes & Cie, 2010 ; « L’ivresse est-elle une ritualisation de l’excès ? », Psynergie, « L’Excès », Lionel Waintraub (ed), 2003, p. 12-14 ; « Conduites addictives, culture du risque et imaginaire de la prévention : quelques réflexions sociologiques », in Conduites addictives, Conduites à risque. Quels liens, quelle prévention ?, J-L Venisse, D. Bailly, M. Reynaud (dir), Paris, Masson, 2002, p. 21-31 ; Histoire et alcool Volume 2, Véronique Nahoum-Grappe, Thierry Fillaut, Myriam Tsikounas (eds), Paris, L’Harmattan, collection « Logiques sociales », 1999 ; La Culture de l’ivresse – Essai de phénoménologie historique, Promeneur, collection « Quai voltaire histoire », 1991.

 

Focus sur son ouvrage Vertige de l’ivresse. Alcool et lien social, Paris, Descartes & Cie, 2010http://www.esprit.presse.fr/article/vigarello-georges/veronique-nahoum-grappe-vertige-de-l-ivresse-alcool-et-lien-social-35829

Pourquoi dire « à votre santé » en levant un verre rempli du plus vieux poison connu autour de la Méditerranée, le plus banal qui soit, l’alcool? Notre vie quotidienne nous met sans cesse un verre dans la main, surtout le soir, en fin de semaine ou d’année, sans que nous y prêtions une grande attention. Entre boire  » un  » coup et s’enivrer, il y a de la marge. Mais l’alcool, sous toutes ses formes, imprègne le buveur de ses images : fêter un succès, marquer un bon moment, consoler un chagrin, une douleur, calmer une angoisse, augmenter un plaisir, remplir un vide… Si toutes les raisons de boire sont si contrastées, c’est que la fonction de l’alcool dans notre manière de « faire société » est plus profonde et importante qu’il n’y paraît. Ce n’est pas seulement la médecine ou la psychiatrie qui peuvent aider à le comprendre, mais aussi les sciences sociales.

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